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La deuxième journée des Interconnectés 2009 a été l'occasion d'échanger, avec les territoires de la région Rhône-Alpes et les acteurs du web présents sur le forum, sur leurs dernières expériences. Trois leçons peuvent être tirées de cette journée: Les territoires se lancent dans le web 2.0Cette expression « web 2.0 » était utilisée un peu à tort et à travers il y a quelques années par les sites publics pour montrer qu'ils avaient un site moderne. En y regardant de plus près on se rendait vite compte que l'interaction avec l'internaute s'arrêtait à quelques fonctionnalités en Ajax. Aujourd'hui, l'appropriation des usages du web 2.0 par les collectivités prend vraiment de la consistance. Les possibilités d'action des internautes sont vraiment utilisées à la fois sur le fond et sur la forme. On peut distinguer deux utilisation du Web 2.0: -celle qui consiste à utiliser les communautés existantes pour communiquer. C'est le cas de la DGME avec son site ensemble-simplifions.fr. Ils nous ont expliqué comment ils sont allés chercher les internautes sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter, pour les inciter à formuler des propositions de simplification des démarches administratives. Un internaute poste un tweet sur la galère qu'a été son renouvellement de passeport ? La DGME lui répondait et lui proposait de venir débattre sur ensemble-simplifions.fr. -celle qui consiste à créer sa propre communauté. C'est le cas de l'Auvergne avec son site auwwwergne.org. Ici l'objectif était différent. Il s'agissait de communiquer sur l'image de l'Auvergne et d'en véhiculer un aspect moderne. La Région a donc créé tout un tas d'outils dont les jeunes sont friands: un réseau social, une chaîne YouTube, un buzz avec un pastiche de l'émission « L'île de la tentation »...ils ont même repris le principe du site viedemerde.fr (un des cartons du web 2.0 de ces dernières années), qu'ils ont rebaptisé « wwwiedebouse »... Le budget était donc plus conséquent et l'impact beaucoup moins tangible, mais les expériences sont intéressantes. Les collectivités cherchent à élargir le nombre de contributeursPour être visible sur internet et pour attirer l'attention des internautes, l'essentiel reste de proposer du contenu riche et pertinent. On ne le répétera jamais assez. C'est pourquoi les collectivités cherchent à mobiliser les contributeurs potentiels (élus, chargés de mission, techniciens...) en leur donnant les moyens de s'exprimer et de publier directement leurs informations. A ce sujet, nous avons eu le retour d'expérience de deux métropoles qui ont développé des moyens intéressants pour séduire les contributeurs potentiels. La DSI de Lille Métropole a mis en place un projet intitulé « cyber-élus » visant à accompagner les élus dans l'usage des TIC. Il s'agit d'un programme assez large comprenant l'attribution d'un ordinateur portable à chaque élu, la création d'un extranet des élus etc. Saint-Etienne Metropole, elle, a mis en place un site spécial pour la récupération des contenus auprès des contributeurs. Il s'agit, en fait, d'une sorte d'interface d'administration du site ultra simplifiée et très conviviale qui permet aux personnes identifiées de proposer du contenu rapidement. Les « Serious Games » pointent le bout du nezLes « Serious Games » (« jeux sérieux » en français) sont des jeux vidéos ayant pour objectif la sensibilisation, la formation ou la simulation. Le syndicat mixte Valence Major nous a présenté la table « multitouch » qu'ils ont utilisée pour présenter leur activité lors d'un salon professionnel. La ville d'Echirolles a expliqué qu'elle est en train de développer un Serious Game pour former les personnes employées dans les EHPAD (établissement d'hébergement des personnes âgées dépendantes). Le budget nécessaire peut être rédhibitoire pour une petite collectivité (de 20 à 100 K€, soit plus qu'un simple site internet). Cependant, utilisé pour former un nombre important de personnes, un Serious Game peut s'avérer très rentable. Il s'agit en tout cas d'un outil dont l'évolution est à suivre car les utilisations potentielles sont très variées. En espérant que les tarifs évoluent également. |